Ashley Miller
Reflections on my work for this exhibition
Français ci-dessous
Throughout my career as an artist, I have pondered and questioned things like the definition of beauty, where we as humans fit in the grand scheme of things and how the temporal existence we live can bear witness to something eternal and infinite. I am interested in what we inherit from our ancestors – not in terms of physical things – more in terms of spirit and energy.
I often look to nature as a sounding board for contemplation and inspiration. In my younger days a walk in the desert or the woods could make the buzz of everyday fall away. In my later years I have grown a strong affection for working in a garden. It is there that I find the peace and solitude that allows me to see beyond myself. There is something wonderful about the cyclic nature of plant life and working with or alongside those rhythms I learn something every day.
In my current garden there is a plant which has survived for about 20 years. Its genus name is Petasite Japonicus. Its common name is Butterbur. The leaves on this plant can become upwards of 4 feet across and it thrives on humidity. It is considered an invasive species and there are warnings to not plant it and to not put cuttings in city compost. In the dog days of summer the leaf can develop all kinds of wrinkles and holes and it is a host for whole microcosms of bugs and other plant life. Many people find it scary looking and definitely not “beautiful”. Personally, I find it captivating and yes, beautiful.
In this series of self-portraits, I photographed myself wrapped in, peering through, holding up, stretching etc. the butterbur leaf. I felt like I was doing a slow dance and my partner was in the lead. Not until I saw the end result did I realize how closely my own skin was mirrored in the leaf surface on and around me. What started as a quest of curiosity and play became a more serious investigation of a shared temporal existence. With the aid of a camera, I had somehow captured a certain essence that I believe is timeless while being witnessed by both our temporary and changing physical forms.
Réflexions sur mon travail pour cette exposition
Tout au long de ma carrière d’artiste, je me suis interrogée sur des questions telles que la définition de la beauté, la place de l’être humain dans l’ordre des choses et la manière dont notre existence temporelle peut témoigner de quelque chose d’éternel et d’infini. Je m’intéresse à ce que nous héritons de nos ancêtres, non pas en termes de biens matériels, mais plutôt en termes d’esprit et d’énergie.
Je me tourne souvent vers la nature comme source de réflexion et d’inspiration. Dans ma jeunesse, une promenade dans le désert ou dans les bois pouvait me faire oublier le brouhaha quotidien. Plus tard, j’ai développé un fort attachement pour le jardinage. C’est là que je trouve la paix et la solitude qui me permettent de voir au-delà de moi-même. Il y a quelque chose de merveilleux dans la nature cyclique de la vie végétale et, en travaillant avec ou en suivant ces rythmes, j’apprends quelque chose chaque jour.
Dans mon jardin actuel, il y a une plante qui survit depuis environ 20 ans. Son nom scientifique est Petasite Japonicus. Son nom commun est le pétasite. Les feuilles de cette plante peuvent atteindre plus d’un mètre de large et elle prospère dans un environnement humide. Elle est considérée comme une espèce envahissante et il est déconseillé de la planter et de mettre ses boutures dans le compost municipal. Pendant les jours de canicule estivale, la feuille peut développer toutes sortes de rides et de trous et elle abrite tout un microcosme d’insectes et d’autres formes de vie végétale. Beaucoup de gens la trouvent effrayante et certainement pas « belle ». Personnellement, je la trouve captivante et, oui, belle.
Dans cette série d’autoportraits, je me suis photographiée enveloppée dans la feuille de pétasite, la regardant à travers, la tenant, l’étirant, etc. J’avais l’impression de danser un slow et que mon partenaire menait la danse. Ce n’est qu’en voyant le résultat final que j’ai réalisé à quel point ma propre peau se reflétait dans la surface de la feuille sur moi et autour de moi. Ce qui avait commencé comme une quête de curiosité et de jeu s’est transformé en une exploration plus sérieuse d’une existence temporelle partagée. À l’aide d’un appareil photo, j’ai en quelque sorte capturé une certaine essence que je crois intemporelle, tout en étant témoin de nos formes physiques temporaires et changeantes.
