Barbara Ottevaere
Artistic approach
Français ci-dessous
Visual artist Barbara Ottevaere works primarily with ceramics, while frequently venturing into the realms of paper, photography and poetry. Nourished by her hypersensitive relationship with the world, she considers her body of work to be a clay-based diary of her emotions.
Her figurative projects draw on vernacular culture, memory and reverie. In an alarming world saturated with information and images, her pieces question our otherness, our ambivalence and our inseparable link to nature and life. They reflect her aspiration for a different, rewritten, harmonious world.No doubt the act of creating also responds to the desire to leave a trace, to create a memory.
As the daughter of migrants and a migrant herself, Ottevaere’s roots of identity seem shallow to her; her territory seems more anchored in the imagination than in geographical reality.
Always a bit of a stranger, always “the one who leaves”, she fears her disappearance from the family narrative. Art then redraws the contours of her identity, a plural identity which, far from dissolving and erasing her, constitutes her as a singular being, rich in her experiences.
Whether on murals or three-dimensional sculptures, clay becomes a medium for scenes, a canvas for moments in life. A story, a narrative, emerges on their surface. Melancholy and dreaminess surface as much as tenderness and loneliness. Between dream life and reality, Ottevaere’s ceramics crystallise her presence in the world to become the lasting archives of her imagination
Démarche artistique
L’artiste visuelle Barbara Ottevaere travaille principalement la céramique, tout en faisant des incursions fréquentes dans les territoire du papier, de la photographie et de la poésie. Nourrie par sa relation hypersensible au monde, elle considère son corpus comme un journal de bord et d’argile de ses émotions.
Inscrits dans le figuratif, ses projets prennent leur source dans le vernaculaire, le souvenir, la rêverie. Dans un monde alarmé, saturé d’informations et d’images, ses pièces questionnent notre altérité, nos ambivalences, notre lien indissociable à la Nature et au Vivant. Elles témoignent de son aspiration à un monde autre, réécrit, harmonieux.
Sans doute l’acte de créer répond-il aussi au désir de laisser une trace, de faire mémoire. Fille de migrants, et migrante elle-même, les racines identitaires de Barbara Ottevaere lui paraissent peu profondes, son territoire lui semble davantage ancré dans l’imaginaire que dans une réalité géographique. Toujours un peu étrangère, toujours ‘celle qui part’, elle appréhende son effacement du récit familial. L’art vient alors redessiner les contours de son identité, une identité plurielle, qui loin de la dissoudre et de l’effacer, la constitue en tant qu’être singulier, riche de ses expériences.
Que ce soit sur les murales ou sur les sculptures en volume, l’argile devient support de scènes, canevas d’instants de vie. Sur leur surface se dessine une histoire, une narration. Mélancolie et onirisme affleurent autant que tendresse et solitude. Entre vie rêvée et réalité, les céramiques de Barbara Ottevaere cristallisent sa présence au monde pour devenir les archives pérennes de ses imaginaires.
