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Ashley Miller
I was born in 1956 in Loma Linda California while my parents spent a short three years of their marriage away from their home in Arizona. When I was three or four, we moved back to Phoenix, Arizona where I grew up. I went to university at ASU (Arizona State University) in Ceramics and then on to LSU (Louisiana State University) for graduate work, again in Ceramics. Along the way I met some interesting people. Two of them were coming to Montreal so my 25-year-old self-decided to move to another country and discover who and what I needed to be.
My husband for over 40 years – David Dorrance was one of the two people I followed here. He was the Chair of Ceramics, Sculpture and Fibres at the time. The other person was Thérèse Chabot who remains my friend and still talks me into showing my work periodically in interesting places. It took me awhile, but I eventually landed part-time teaching at Concordia University in Fibres – which had no connection to my husband by then- teaching Papermaking. A few years later I was hired full time at Champlain College in Fine Arts. I taught everything except painting. I was a real teaching machine.
Meanwhile I became active in the artist run galleries in Montréal. I was active in three or four, including Powerhouse. The 80’s were a very fertile time for artists beginning their careers. I showed my work – mainly installations – in artist run centers, university, college and city run galleries and museums in both Canada and the United States. I enjoyed a wonderful community both in the workplace (teaching) and in the professional milieu (showing my work).
When I reached the end of my 30’s my biological clock went off – and my husband and I decided to have children. We were blessed with beautiful twin girls. They are now two beautiful 30-year-olds whose lives remind me every day how fulfilling and important the role of mother is. When I was younger i didn’t want to have kids, now I can’t imagine how empty my life would have been without them.
I retired from teaching about 4 years ago at 65. I enjoyed it immensely right up to the last day. My students were always so interesting, always arriving with fresh incite and an open mind for new ideas. They kept me abreast of how their (our) world was changing while I hopefully showed them the way the important things remain the same. It was a wonderful exchange.
And now in retirement I spend much of my time working in my garden (summer) or in my home studio (winter). I am enjoying the slower pace, the time for reflection and the lack of pressure to produce work on someone else’s schedule. Don’t get me wrong. I am still making things all the time. Except now that activity represents just one part of a much larger picture, even if it is an integral part of who I am or need to be.
Ashley Miller
Je suis née en 1956 à Loma Linda, en Californie, alors que mes parents passaient trois courtes années de leur mariage loin de leur domicile en Arizona. Quand j’avais trois ou quatre ans, nous sommes retournés à Phoenix, en Arizona, où j’ai grandi. J’ai fait des études universitaires à l’ASU (Arizona State University) en céramique, puis à la LSU (Louisiana State University) pour mes études supérieures, toujours en céramique. Au fil du temps, j’ai rencontré des personnes intéressantes. Deux d’entre elles venaient à Montréal, alors à 25 ans, j’ai décidé de déménager dans un autre pays pour découvrir qui j’étais et ce que je voulais faire.
Mon mari depuis plus de 40 ans, David Dorrance, était l’une des deux personnes que j’ai suivies ici. Il était alors directeur du département de céramique, sculpture et fibres. L’autre personne était Thérèse Chabot, qui est toujours mon amie et qui me persuade encore aujourd’hui d’exposer régulièrement mes œuvres dans des lieux intéressants. Cela m’a pris un certain temps, mais j’ai finalement décroché un poste d’enseignante à temps partiel à l’université Concordia dans le département des fibres textiles, qui n’avait alors aucun lien avec mon mari, où j’enseignais la fabrication du papier. Quelques années plus tard, j’ai été embauchée à temps plein au Champlain College dans le département des beaux-arts. J’enseignais tout sauf la peinture. J’étais une véritable machine à enseigner.
Entre-temps, je suis devenu actif dans les galeries gérées par des artistes à Montréal. J’étais actif dans trois ou quatre d’entre elles, dont Powerhouse. Les années 80 ont été une période très fertile pour les artistes qui débutaient leur carrière. J’ai exposé mes œuvres, principalement des installations, dans des centres gérés par des artistes, des universités, des collèges, des galeries municipales et des musées au Canada et aux États-Unis. J’ai apprécié la merveilleuse communauté qui m’entourait, tant sur mon lieu de travail (l’enseignement) que dans le milieu professionnel (l’exposition de mes œuvres).
À la fin de la trentaine, mon horloge biologique s’est mise à sonner, et mon mari et moi avons décidé d’avoir des enfants. Nous avons eu la chance d’avoir deux magnifiques jumelles. Elles ont aujourd’hui 30 ans et leur vie me rappelle chaque jour à quel point le rôle de mère est épanouissant et important. Quand j’étais plus jeune, je ne voulais pas d’enfants, mais aujourd’hui, je ne peux imaginer à quel point ma vie aurait été vide sans eux.
J’ai pris ma retraite de l’enseignement il y a environ quatre ans, à l’âge de 65 ans. J’ai énormément apprécié mon métier jusqu’au dernier jour. Mes étudiants étaient toujours très intéressants, arrivant toujours avec des idées nouvelles et l’esprit ouvert à de nouvelles perspectives. Ils m’ont tenu au courant de l’évolution de leur (notre) monde, tandis que j’essayais de leur montrer que les choses importantes restaient les mêmes. C’était un échange merveilleux.
Et maintenant, à la retraite, je passe la plupart de mon temps à travailler dans mon jardin (en été) ou dans mon atelier à domicile (en hiver). J’apprécie le rythme plus lent, le temps de réflexion et l’absence de pression pour produire des œuvres selon le calendrier de quelqu’un d’autre. Ne vous méprenez pas. Je continue à créer sans cesse. Sauf que maintenant, cette activité ne représente qu’une partie d’un ensemble beaucoup plus vaste, même si elle fait partie intégrante de qui je suis ou de qui je dois être.
